Dans Les Armoires vides, son premier roman, Annie Ernaux écrit du point de vue de l'étudiante de lettres modernes qu'elle était. Le récit se déroule durant l'attente de l'avortement subi en 1964. Pendant cette période, Denise Lesur, l'héroïne du roman, se remémore son enfance et son adolescence[1],[2]. La structure du texte suit ce procédé de la mémoire, en se référant de temps en temps à l'événement présent que vit la jeune femme, tout en évoquant principalement son enfance
Dans ce portrait de son enfance normande, on retrouve certains des thèmes récurrents chez Annie Ernaux, comme l'importance de la figure de la mère, à laquelle elle consacrera son texte Une femme, et de celle du père, à propos de qui elle écrira La Place. Le tiraillement entre deux milieux sociaux, celui de ses parents, anciens ouvriers qui ont ouvert un bar, et le milieu bourgeois auquel elle est confrontée de plus en plus en poursuivant ses études. Les sentiments contradictoires que lui inspire ce tiraillement, à savoir un mélange de honte, de mépris, et d'amour pour sa famille[3], sont aussi des images omniprésentes de son œuvre.
Description:
Dans Les Armoires vides, son premier roman, Annie Ernaux écrit du point de vue de l'étudiante de lettres modernes qu'elle était. Le récit se déroule durant l'attente de l'avortement subi en 1964. Pendant cette période, Denise Lesur, l'héroïne du roman, se remémore son enfance et son adolescence[1],[2]. La structure du texte suit ce procédé de la mémoire, en se référant de temps en temps à l'événement présent que vit la jeune femme, tout en évoquant principalement son enfance
Dans ce portrait de son enfance normande, on retrouve certains des thèmes récurrents chez Annie Ernaux, comme l'importance de la figure de la mère, à laquelle elle consacrera son texte Une femme, et de celle du père, à propos de qui elle écrira La Place. Le tiraillement entre deux milieux sociaux, celui de ses parents, anciens ouvriers qui ont ouvert un bar, et le milieu bourgeois auquel elle est confrontée de plus en plus en poursuivant ses études. Les sentiments contradictoires que lui inspire ce tiraillement, à savoir un mélange de honte, de mépris, et d'amour pour sa famille[3], sont aussi des images omniprésentes de son œuvre.